Jouer James Bond Page suivante Page précédenteIan Fleming à son bureau à Goldeneye
La maison de Fleming « Goldeneye ». C’est ici qu’il trouva l’inspiration pour écrire les aventures de 007 entre 1952 et 1964, année de sa mort.
De 1946 à 1952, Ian Fleming se rend chaque hiver à la Jamaïque et s’abandonne à une vie paradisiaque, multipliant les aventures sentimentales et contemplant inlassablement le soleil couchant. Le reste du temps, il retourne à Londres où il est employé comme journaliste dans un journal. Lorsqu’il doit faire face aux pressions exercées par une femme mariée qu’il a mis enceinte, il décide alors d’amorcer une métamorphose qui bouleversera à jamais sa vie et la culture populaire. la femme en question, madame Ann Rothermere, a une liaison avec l’auteur depuis des années et enceinte de lui pour la seconde fois, sa première grossesse ayant donné lieu à une fausse couche. En 1952, à 44 ans, alors qu’il attend à la Jamaïque, que le divorce de sa maîtresse soit prononcé, Fleming écrit le premier brouillon d’un roman Casino Royale. Durant les 12 années qui suivent, il s’attelle régulièrement à l’écriture et produit quelques-uns des meilleurs thrillers jamais écrit avec James Bond comme héros. Ces romans sont basés en partie sur son expérience personnelle et connaissent un franc succès, qui procure au père de 007, la vie dont il a toujours rêvée.
Le créateur de James Bond, qui affirmait que 007 était un « paysan écossais », grandit dans la haute société britannique. Mais Ian Fleming ne peut se contenter de jouir d’une vie faite de faste, de luxe et de volupté. Pour laisser libre cours à son imagination, il crée un alter-ego, un agent secret en parfaite condition physique, épargné par les ravages du tabac et de l’alcool. Peu d’hommes ont eu une vie aussi bien remplie que celle de Ian Fleming et laissé derrière eux une oeuvre qui a distrait des millions de spectateurs et de lecteurs. Il a été tour à tour employé de banque, journaliste chez « Reuters », agent secret pendant la deuxième mondiale et enfin romancier et nouvelliste à succès, sans compter sa vie dissolue, faite de successions de conquêtes féminines, cigarettes et verres d’alcool. Le père de Fleming, membre du parlement, est mort pendant la grande guerre, huit jours avant le neuvième anniversaire de Ian. C’est Winston Churchill qui écrivit la nécrologie. Le petit à grandit dans l’ombre de son père et de son grand père, Robert Fleming, un célèbre banquier écossais. En plus d’avoir à porter cet héritage déjà lourd, Ian Fleming à dû vivre dans l’ombre de son frère, Peter, brillant élève d’Eton et d’Oxford, devenu le patriarche de la famille. Cette réussite des autres membres de la famille semble beaucoup affecter Ian. Il décide alors de créer son propre empire, de se donner une identité propre et de recueillir ainsi les fruits de son propre labeur. Ian remporte deux années de suite le prix d'athlétisme à Eton, mais est renvoyé avant d’avoir le diplôme pour cause d’incident avec une jeune fille. Sa carrière militaire n’est guerre plus brillante, puisqu’il est renvoyé de l’académie militaire de Sandhurst, avant d’obtenir le grade d’officier, pour les mêmes raisons. L’éducation de Fleming change radicalement lorsque celui-ci décide de quitter l’Angleterre et de s’envoler pour l’Autriche, où il trouve une petite maison à Kitzbul. Il y excelle puisqu’il ne subit plus ni la concurrence de son frère Peter, ni les ambiances strictes des académies d’Eton et de Sandhurst. Jusqu’en 1939 et le début de la guerre, il enchaîne le métier d’écrivain de poèmes et de journaliste chez « Reuters ». Son reportage sur un procès d’espionnage en Russie, lui vaut un franc succès. Quand son grand-père meurt sans laisser d’argent, Ian Fleming abandonne le journalisme, pas assez rentable, pour être embauché dans une firme financière anglaise. Les Finances donnent à Fleming son indépendance. Il organise alors des dîners et des parties de Bridge aux enjeux très élevés. Il accepte également une mission pour le « Times » où il doit retourner en Russie pour faire un reportage sur une affaire commerciale. En réalité, Fleming travaille comme espion pour le compte du Foreign Office. En mai 1939, Fleming travaille avec les Renseignements de la Royal Navy. Il y est promu assistant du chef de Renseignements et il acquiert rapidement le grade de Lieutenant puis Capitaine de Frégate (le même grade que James Bond) avant de devenir le bras droit de l’un des maîtres de l’espionnage britannique, l’amiral John Godfrey. En 1940, lors d’un voyage en France, il organise des évasions à partir de Bordeaux. En Albanie, il participe à la fuite de son roi. Puis, il contribue par ses idées à la création de l’OSS, un service qui annonce la création d’un autre : la CIA... La Seconde Guerre Mondiale est une excellente école pour Fleming, qui doit faire preuve à la fois d’imagination et de discipline. Il conçoit, organise et exécute des missions dangereuses et multiplie les idées originales pour désorganiser, surveiller et provoquer les Allemands. Il prend le commandement d'un groupe commando spécialement entraînés pour des missions de Renseignements spécifiques. Depuis son bureau, Fleming coordonne de multiples missions : l’unité d’assaut n°30 est son affaire et les succès lui reviennent de droit. Lors de la dernière guerre, Fleming se rend en Jamaïque pour une conférence navale. Malgré son bref séjour, cette île est pour lui une révélation : il a trouvé son paradis. Plusieurs missions de James Bond se déroulent en Jamaïque. C’est là que Fleming achète un terrain en bord de mer où il y fait construire une propriété simple et pratique au style ostentatoire qu’il nomme Goldeneye. Un film, sorti en 1995 avec Pierce Brosnan, dans le rôle de James Bond, porte le même nom en hommage à Ian Fleming.
La vie tumultueuse et secréte de Ian Fleming et son oeuvre littéraire qui en découla
Ian Fleming, le père de James Bond (à droite) en discussion avec Sean Connery (à gauche) sur le tournage de « Goldfinger » (1964)
PROFIL DE L'AGENT CONCERNE : Nom : Fleming Prénom : Ian Métier : Ecrivain à succès, créateur de James Bond en 1953 dans le roman « Casino Royale » Né le : 28 Mai 1908 à Londres (Angleterre) Décédé le : 12 août 1964 à Cantorbery (Angleterre) Signes Particuliers : Agents des renseignements de la Royal Navy pendant la Seconde Guerre Mondiale BIBLIOGRAPHIE BONDIENNE (dates de sortie) : 1953 : Casino Royale 1954 : Live and Let Die 1955 : Moonraker 1956 : Diamonds are Forever 1957 : From Russia With Love 1958 : Dr No 1959 : Goldfinger 1960 : For Your Eyes Only 1961 : Thunderball 1962 : The Spy Who Loved Me 1963 : On Her Majesty Secret Service 1964 : You Only Live Twice 1965 : The Man With The Golden Gun 1966 : Octopussy, The Living Daylights
Le profil de Ian Flemming, le père de 007 (double zero sept) : agent secret et écrivain...
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