Page suivante Tout sur mon handicap Page précédente ScolaritéMais petit à petit, Intel rattrapa son retard et finit par le PowerPC en offrant des fréquences toujours plus élevées. Entre 2002 et 2004, Apple était dans une impasse. Son architecture du microprocesseur vieillissait. Le G4 avec des difficultés à offrir des fréquences au-delà du gigahertz parce que il chauffait trop.Ainsi, Apple ne pouvait proposer que des machines cadencées entre 867 MHz et 1,25 GHz, alors que le cousin d'en face proposait des fréquences entre 1,5 et 3 Ghz. Apple se tourna alors vers IBM qui développait seul le PowerPC G5. Ce processeur 64 bits était capable d'atteindre des fréquences comprises entre 1,6 et 2 GHz, à sa commercialisation dans les Mac en 2003 et Steve jobs promis qu'il dépasserait la barre des 3 GHz. Mais là pareil, deux ans plus tard, le G5 plafonnait à 2,5 GHz et comme il chauffait trop dans les Power Macs, il fallait utiliser un système de refroidissement par eau, appelé « le watercooling » pour refroidir la température des microprocesseurs. Le G5 consommait trop et il était impensable de le mettre dans un ordinateur portable. Pourtant, un bon nombre d'utilisateurs, moi y compris, ont cru longtemps à cette arlésienne. Cela faisait tache d'huile de voir des Power Macs et iMac équipés de G5, alors que l'ensemble de la gamme des portables plafonnait encore avec le G4. Lors de la keynote aux développeurs de juin 2005, Steve Jobs confirma ainsi les rumeurs qui commençaient à circuler. Il s'excusa de ne pas avoir tenu sa promesse d'offrir un G5 cadencé à 3 GHz et de son impossibilité à incorporer le G5 dans de nouveaux ordinateurs portables. Une des raisons officieuses à l'abandon du PowerPC pour aller chez Intel, c'est que Steve Jobs a refusé de payer les frais de recherche et développement pour permettre à IBM de développer d'autres puces plus puissantes et moins gourmandes en énergie. Le patron d'Apple avait visiblement anticipé cette transition depuis longtemps puisqu'il déclara également que Mac OS X, le système d'exploitation phare d'Apple, était à la fois compatible avec les PowerPC, mais aussi avec les Intel x86, depuis son lancement en 2001. « NeXTStep », que Steve jobs avait développé dans les années 80 avec sa deuxième société et sur lequel les fondements de Mac OS X reposaient, avait été en effet écrit pour tourner sur plusieurs plates-formes dont Intel. Le système était donc déjà réécrit en partie. Le plus gros défi était de convaincre les développeurs d'applications Mac de tout réécrire pour que cela fonctionne sur la nouvelle architecture Intel. Pour les motiver, Apple proposa un ordinateur prototype, prévu pour le développement des nouvelles applications. Pour 1000 €, il était équipé d'un processeur Intel Pentium 4 et d'une version de Mac OS X 10.4.3 compatible. Les outils de développement étaient au nombre de deux : il y avait Xcode 2.1 qui permettait de concevoir des logiciels universels compatibles ; et Rosetta, un émulateur permettant de faire tourner les applications PowerPC qui n'avaient pas été réécrites pour tourner sous Intel. Pour certains utilisateurs lambda, comme moi, qui avaient suivi cette Keynote aux développeurs, ce bon vieux Steve s'était transformé en un « Dark Vador de l'informatique » ; Celui qui était passé du côté obscur de la Force par tentation : vous savez le grand méchant de Star Wars avec son casque noir et son appareil respiratoire… ! ! !. Le géant Intel, dont Apple s'était tant moqué à la fin des années 90, devenait maintenant le précieux allié qui allait faire sortir le Mac de l'impasse de son architecture vieillissante, dans laquelle il s'était copieusement enfoncé pendant des années. C'est cela la magie du changement stratégique et du revirement politique, les ennemis d'hier deviennent les amis de demain et on les accueille avec une ribambelle d'effets spéciaux et un show à l'américaine...
Le pari incompris de Apple : l'abandon du processeur PowerPC pour Intel en 2006...
En 2008-2009, la société « psystar » a tenté de commercialiser des hackintosh, avant que Apple ne réagisse par un procès retentissant pour violation de copyright...
Mac OS X sur Intel : la porte ouverte aux hackers et une menace pour l'identité du Mac ?
Suite à l'adoption des processeurs Intel par Apple, nous, les utilisateurs, étions un peu inquiets pour l'avenir de notre marque préférée. Intel et les X86 équipaient la plupart des ordinateurs de la planète. Le système d'exploitation du Mac était désormais accessible à tout le monde, alors qu'avant il était accessible uniquement aux utilisateurs de processeurs PowerPC. Dès l'annonce de Steve Jobs, des sites Internet de hackers (pirates informatiques) donnaient la procédure pour installer Mac OS X sur n'importe quel PC. Or, ce système d'exploitation est beaucoup plus convivial que Windows dans son utilisation. C'est l'un des plus robustes et les plus stables du marché, et l'un des points forts de Apple ; en plus de choisir d'excellents composants pour ses ordinateurs. Ouvrir son système d'exploitation aux PC traditionnels était paradoxalement dangereux pour le Mac. Cela ne pouvait que le fragiliser et lui faire perdre toute son identité, son intégrité. En effet, dans l'hypothèse où cela était le cas, à quoi bon payer une machine Apple un peu plus chère si Mac OS X peut se télécharger sur internet et s'installer sur n'importe quel PC bon marché ? Ne représentant que 5 à 7 % de parts de marché dans le monde entier, face a l'écrasante majorité de Windows, Apple avait plutôt intérêt à garder la mainmise sur son logiciel phare. Si les utilisateurs voulaient se servir du système d'Apple, alors il fallait acheter un ordinateur Mac. Le Contrat de Licence d'Utilisateur Final de Mac OS X stipule d'ailleurs qu'il est interdit d'installer ce système d'exploitation sur autre chose qu'une machine Apple. On appelle des « hackintosh », les PC qui répondent à peu près aux configurations techniques des ordinateurs Mac, sur lesquels les hackers travaillent pour essayer d'installer Mac OS X. Malgré les limitations et verrous posés par les ingénieurs de chez Apple pour éviter de telles pratiques, ils y arrivent toujours avec plus ou moins de bonheur. Ce terme de « hackintosh » vient de l'association du mot « hackers » et « Macintosh ». En 2008, une société informatique peu scrupuleuse, « Psystar », se vantait même de proposer de telles machines avec des versions piratées et modifiées de Mac OS X. Mais, comme il est illégal de modifier une partie d'un logiciel à cause du copyright, les avocats d'Apple se sont rapidement fait entendre dans un procès pour violation du Digital Millennium Copyright Act (DMCA).
L'affaire qui opposait « Psystar » à Apple a eu un fort retentissement dans le monde informatique, parce que le bras de fer entre les deux sociétés a duré plusieurs mois, à coup d'attaques et de contre-attaques. « Psystar » apparaissait au début comme une société fictive, une arnaque destiné à abuser les utilisateurs qui voulaient avoir Mac OS X sur leur PC. En effet, durant les premiers mois de son existence, cette société annonçait des ordinateurs en commande qu'elle ne livrait pas. Les acheteurs ne voyaient rien venir. Cette entreprise était pourtant bien réelle, puisque basée à Miami en Floride. Elle se voulait être le premier revendeur de hackintosh avec ses « open computer » ; sous-entendu des ordinateurs ouverts, puisque Windows et Mac OS X 10.5 préinstallés. Vous pouviez faire tourner soit l'un, soit l'autre. Les machines chauffaient beaucoup et étaient inesthétiques, mais elles étaient apparemment fonctionnelles. Quelques mois plus tard, cette même société sortait une clé USB contenant un petit logiciel « open source » (logiciel libre) censé faciliter l'installation du système d'Apple sur n'importe quel PC équipé d'un processeur x86. Ce procès était très important pour Apple. La firme y jouait son avenir. Le jugement devait entre autres déterminer la légalité ou non d'installer Mac OS X sur autre chose qu'un Mac. Heureusement, la marque pommée a gagné. Ce qui régla définitivement le sort de la société « psystar » qui mit progressivement la clé sous la porte et fit banqueroute. Cela dissuada également d'autres personnes de se lancer dans la fabrication des hackintosh. Apple nous prouva ainsi par cette bataille judiciaire qu'elle tenait à l'intégrité de son système dont il était le seul propriétaire. Bien sûr, il y aura toujours des petits hackers inoffensifs, qui s'amuseront à percer le système d'Apple ou de Windows. Ils en découvriront les secrets, les failles, pour se prouver à eux-mêmes qu'ils peuvent y arriver, par goût du défi. Ce ne sont pas sur les petits que Apple a voulu taper, mais contre les entreprises qui voulaient monter une escroquerie à grande échelle… À la page suivante, ma transition personnelle à Intel, avec l'achat de l'iMac « Core 2 duo » en juin 2007…
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