Page précédente Vie autonome Page suivante ScolaritéMon point de vue, mon ressenti sur la religion chrétienne, comment on me l'a enseigné.
Cet article a pour but de vous faire partager ma vision de la doctrine catholique, comment elle m'a été transmise et dans quel but. Je veux aussi mettre à mal certains comportements maladroits que peuvent avoir les personnes qui croient en cette religion. J'ai reçu une éducation chrétienne catholique et l'on m'a appris les valeurs de partage, de tolérance et d'ouverture aux autres, de respect d'autrui. C'est très bien, mais à côté de cela, il y a une chose qui m'a toujours gêné dans la religion chrétienne, c'est ce foutu péché originel. Chez le chrétien, il y a une profonde volonté de se rapprocher de Dieu, pour tendre vers le divin. Or, se rapprocher de Dieu veut dire rejeter le péché et expier ses fautes. Nous sommes censés pécher plusieurs fois par jour, puisque nous sommes des êtres imparfaits. Cela veut dire que l'on est tout le temps fautif. Nous sommes donc dans une religion de la culpabilité. Or, je ne trouve pas positif de se flageller en permanence. La confession est soi-disant apaisante. Elle est censée soulager notre fardeau, car Dieu, dans sa grande miséricorde prend avec lui tout nos pêchés. Cela ne m'a jamais fait du bien. En effet, en ce qui me concerne, recevoir l'absolution ne pardonne pas les maladresses que j'ai pu commettre envers mon entourage dans une journée. Si j'ai blessé une personne, le pardon de Dieu que j'ai reçu par l'intermédiaire d'un prêtre ne la soulagera pas. Elle gardera sa blessure et la ressentira. Par contre, si moi, je vais voir la personne que j'ai offensée en essayant de discuter avec elle et de lui dire pourquoi j'ai agi de telle ou telle manière, elle peut effectivement essayer de me comprendre et de m'accepter à nouveau. La confession ne doit pas être un moyen de nous dédouaner de nos fautes. Ma famille m'a donné une éducation chrétienne. Elle m'a poussé et influencé à aller vers Dieu, car d'une part, elle n'avait aucune réponse à m'apporter sur mon handicap. Les questions existentielles que toute personne à mobilité réduite se pose sont : pourquoi suis-je dans cet état ? Pourquoi moi et pas un autre ? j'éprouve un profond sentiment d'injustice. À chaque fois que je me plaignais, que j'exprimais mon mal de vivre ou que j'avais une question, mon entourage parental me répondait que Dieu guérirait toute mes souffrances un jour, lorsque je serai mort, en croyant en la vie éternelle. Dans mon for intérieur, je me demandais : comment croire en la vie éternelle, alors que cette vie terrestre est déjà extrêmement difficile à vivre ? L'important pour moi était déjà de bien vivre cette vie. La religion chrétienne est basée sur 10 commandements, dont l'un d'entre eux énonce : tu honoreras ton père et ta mère. Mes parents se sont servis de ce commandement pour me faire du mal. En effet, ils m'ont obligé à les aimer et à tolérer leurs excès, notamment le tempérament agressif, violent physiquement et autoritaire de mon père, ainsi que le tempérament possessif et enchaînant de ma mère. Ils m'ont fait comprendre pendant 30 ans, que c'était bon pour moi, mais en fait c'était pour me garder sous leur emprise. je croulais sous le poids de leur morale et chaque fois que je voulais protester, ils me culpabilisaient. Chaque fois que je voulais quitter le nid familial, ils me reprochaient de les abandonner et de ne pas les honorer. Ils étaient jaloux si je demandais de l'aide à quelqu'un d'autre. Ma mère voulait me garder pour elle, pour pallier le manque d'affection qu'elle n'avait pas avec son mari. Étant donné que j'ai été manipulé par mes parents pour faire leur volonté, je n'ai pas envie de me faire manipuler par une religion et par un Dieu que je n'ai jamais rencontré physiquement, ni jamais palpé. J'ai souvent entendu que nous étions des êtres insignifiants sans une présence divine pour nous tendre vers le haut. J'ai souvent entendu des phrases intégristes du style : « hors de l'église, point de salut ». Cela voulait dire que en dehors de la religion, tout ce que nous faisons pour le bien des autres n'a pas de prix. C'est excessivement réducteur et c'est faux. À cela je répondrai que je ne suis pas une marionnette entre les mains du tout-puissant. Je veux être acteur de ma propre vie et non un instrument. Mon destin n'est pas écrit. L'identité de Dieu ne se substitue pas à la mienne. Je suis Claude et non son représentant légal. Dans la Bible, on se sert de la personne handicapée pour éprouver la Foi des chrétiens. Il y a plusieurs passages qui montrent Jésus en train de guérir un paralytique. Celui-ci retrouve ses jambes et beaucoup de personnes croient après cet exploit que Jésus est un sauveur. Si Dieu existe et qu'il m'a créé dans ce but, alors je rejette la mission qu'il m'a donnée. Je n'ai pas envie d'être son faire-valoir, pour permettre aux gens de croire en sa parole et de se rassurer. Beaucoup de gens chrétiens m'ont dit que j'étais un héros. Cela leur permet de voir qu'il y a plus malheureux que eux. J'ai envie de dire à ces personnes que je n'ai sauvé aucune vie et je n'ai rien demandé pour recevoir un tel honneur. Dans tous les groupes de prière que j'ai fréquenté, On m'a dit souvent pour essayer de m'apaiser une phrase terrible qui disait « Jésus est Amour ». Personnellement, je ressens que ce n'est pas un acte d'amour que de m'avoir conçu paralysé. Je suis un être sacrifié et ce n'est pas acceptable pour moi. Dans la religion chrétienne, il y a un sentiment assez répandu qui s'appelle la compassion, bien que cet aspect ne leur est pas forcément exclusif. Cette notion est synonyme de pitié. La pitié peut avoir quelque chose d'extrêmement péjoratif, car si on ne fait pas attention, on peut plaindre les gens. Plaindre les gens qui sont inférieurs physiquement à cause d'un handicap ne les pousse pas à sortir de leur isolement et de leur marasme. Bien au contraire, on continue à les enfoncer. En éprouvant la commisération, on leur fait comprendre également combien on n'aimerait pas être à leur place, combien leur peine et leur souffrance les rendent inférieurs. Combien de fois, j'ai entendu dans ma vie de la part de certaines personnes : « oh, mon pauvre, vous n'avez pas de chance, vous avez gagné votre paradis ! ». À croire que la destinée de l'homme serait de souffrir et d'être éprouvé pour trouver l'apaisement et le repos. Personnellement, je préfère l'empathie à la compassion, car l'empathie, à la différence de la compassion, permet de s'identifier à la souffrance de l'autre, sans forcément la ressentir. Du coup il n'y a pas cette notion de pitié et d'infériorité et la personne écoutée conserve sa dignité. Je préfère que l'on éprouve de la sympathie ou de l'amitié sincère pour moi que de la compassion. Je ne veux pas que l'on prie pour moi, parce que je n'ai pas besoin d'être sauvé,ni racheté. Je préfère que l'on pense à moi et que l'on ait une affinité réelle pour moi, plutôt que de voir des personnes qui se forcent à être avec moi, sous prétexte que j'ai besoin d'une aide. En 33 ans d'existence, j'ai connu des personnes qui m'ont rendu des services, sans forcément éprouver de l'amitié pour moi. Ces personnes-là veulent faire leurs bonnes actions auprès de moi. Ce n'est pas ce que je recherche. De par ma situation physique, je suis parfois obligé de confier mon corps à des gens avec qui je n'ai pas forcément d'affinités. C'est dur de passer de main en main et de faire preuve d'abnégation. C'est pour cela que je tiens vraiment à avoir des amis francs et sincères, des gens avec qui je suis bien et qui sont contents d'être avec moi. Ces amis doivent m'accepter tel que je suis et non pas comme ils voudraient que je sois. J'assume entièrement ce que j'écris. Je ne crois en aucun Dieu, pour ne l'avoir jamais réellement rencontré. Je le déteste cordialement pour avoir été forcé d'y croire, pour avoir été influencé. La religion peut-être mal vécue si elle ne vient pas du fond de son propre coeur. J'y suis rentré pour de mauvaises raisons. Pendant des années, je me suis réfugié dans la prière, pensant trouver les réponses à mes souffrances et à mon état physique. Malheureusement, je n'ai rien trouvé. Je faisais ça aussi pour fuir mes responsabilités et pour me faire plaindre. Je refusais de vivre et d'assumer ma vie. Je pratiquais la fuite en avant. La religion était pour moi un lot de consolation. C'était un moyen de fermeture plutôt que d'ouverture vers l'extérieur. Je crois en la bonté de L'Homme parce que je suis profondément humaniste et épicurien, comme Jean-Jacques Rousseau l'était. L'Homme peut être profondément bon si on discute avec lui, si on l'éduque, si on lui explique les choses. Certes, il fait des erreurs, mais c'est en faisant des erreurs que il apprend. Il faut sans cesse aller de l'avant et retenir la leçon de ses erreurs. Ce qui est fait est fait, ce n'est pas la peine de se culpabiliser pour ses fautes. Je suis quelqu'un de cartésien, de tendre et de passionné. Je ne crois que ce que je vois ou ce que je palpe. J'aime le toucher. J'aime enlacer et embrasser les gens que j'aime. Selon moi on ne peut pas ressentir avec l'esprit. Nous ressentons avec le coeur. Nous ressentons avec des muscles et des organes. La religion chrétienne sépare l'âme du corps, car elle estime que le corps est pêché. Étant donné que je suis meurtri dans mon corps, je ne peux pas être d'accord avec cela. J'ai besoin d'apprendre à aimer mon corps, à voir autre chose en lui qu'un objet de souffrance et de meurtrissure. Séparer notre âme de notre corps, c'est renier une partie de nous-mêmes, renier que nous sommes des êtres humains. Je ne recherche pas l'amour divin, mais l'amour des hommes qui est du concret parce que j'ai besoin de leur affection et de leur tendresse. Il y a quelque chose d'abstrait dans le concept de Dieu, qui m'a toujours dépassé, qui me provoque une profonde incompréhension et un profond malaise. La vie éternelle ne m'intéresse pas pour l'instant, car j'ai déjà suffisamment à faire dans ma vie terrestre. ATTENTION, pour tous ceux qui seraient tentés de m'évangéliser, de m'imposer leur foi, après la lecture de mon point de vue, en m'envoyant par exemple un mail avec des extraits bibliques, je leur déconseille fortement cette idée. En effet, ils seraient très mal reçu et je les enverrai paître tels les brebis qu'ils sont. Je suis libre de ne pas croire comme eux sont libres de croire ! Je revendique pleinement mon athéisme parce la religion et le discours rigide du christianisme m'ont fait beaucoup de mal. Les prêcheurs de bonne parole se croient tout permis, alors qu'ils ne me connaissent pas intimement. Donc, si vous êtes tentés de m'endoctriner, passez votre chemin, je ne suis pas interessé... Dans la partie suivante, je vais vous parler aborder la question de ma sexualité et mon histoire d'amour passionnel avec Claudine.
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